La RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises) comme atout compétitivité de l’entreprise est au centre de la réflexion qui alimente la loi PACTE (Plan d’Action pour la Croissance et la Transformation de l’Entreprise). Quelles sont les bonnes pratiques ? Et pour quels résultats ? Voici les questions qui vont me guider tout au long de cet article. Mais avant d’y répondre, un bref retour sur l’histoire de cet acronyme.

Les origines de la RSE

La RSE est apparu dans les années 50 aux Etats-Unis sous le nom de « Corporate Social Responsibility ». Sa dimension sociale, focalisée sur l’impact social et environnemental de l’entreprise, fait peu à peu place à une orientation « sociétale », c’est-à-dire une conception élargie aux interactions économiques, commerciales et financières de l’entreprise.

Aujourd’hui les 2 visions cohabitent sous l’appellation RSE.

RSE : quelles bonnes pratiques ?

Parmi les bonnes pratiques, deux nécessités.

Tout d’abord, la volonté de mettre en place une politique RSE doit être sincère, intégrée à la stratégie, et doit véhiculer une idée de conviction et de confiance.

Cette stratégie doit également s’inscrire sur le Long Terme et ne pas être un simple effet de comm’.

L’implication des managers est également une condition sine qua none à la réussite d’une politque RSE ; ils sont un relais auprès des collaborateurs et dans les actions de management au quotidien.

Les bonnes idées de la loi PACTE

La loi PACTE entend enrichir la mission de l’entreprise avec des missions connexes d’engagement sociétal au service d’une économie plus juste, efficace et durable.

Dans le cadre des discussions menées sur la Loi Pacte, quelques bonnes idées « RSE friendly » ont été évoquées :

  • Le développement de labels RSE sectoriels,
  • L’inclusion de critères RSE dans la partie variable de la rémunération des dirigeants,
  • La création d’entreprises à mission.

Pour quels résultats ?

Dans le détail, la mise en œuvre d’une politique RSE permet des gains à plusieurs niveaux.

 

Gains de productivité

Une étude récente de France Stratégie montre que les entreprises ayant de bonnes pratiques RSE sont en moyenne 13% plus performante.

C’est un critère auquel les banques sont attentives : elles auront un a priori plutôt positif pour accorder un crédit par exemple !

De la startup à la grande entreprise, en passant par des PME de plus en plus nombreuses, les entreprises considèrent la RSE comme un vecteur de productivité.

 

Gain en visibilité

Mettre en place une politique RSE est un élément de différenciation par rapport à la concurrence ; l’entreprise gagne en crédibilité.

Grâce à des labels de plus en plus visibles l’identification est aussi de plus en plus facile.

 

Gain en baisse des coûts

Il est communément admis que la mise en œuvre d’une politique RSE permet de réduire les coûts, non seulement directs (consommation électrique, papier et autres consommables…) mais également indirects, grâce à une meilleure gestion des risques (des fournisseurs par exemple).

 

Gain en motivation

Les générations Y et Z affichent clairement leur volonté de travailler pour des entreprises engagées. Aussi, constate-t-on une progression de l’engagement et à contrario une baisse du turn over dans les entreprises ayant une politique RSE bien définie.

 

 

Du fait de la diversité des thèmes couverts par la RSE, on comprend ses enjeux ! Le management, les RH, les collaborateurs tout le monde est touché. Pourtant la chasse au Chief RSE Officer n’a pas encore débuté. Nul doute que cela ne saurait tarder !

 

#RSE #FutureOfWork