Encore des nouveautés au 1er novembre sur le plan social, parmi lesquelles la mise en place d’une dégressivité de l’ARE.

Pourquoi ? Comment ? Et quelles conséquences ? C’est en résumé l’objet de cette brève.

ARE, pour Aide au Retour à l’Emploi, de quoi s’agit-il ?

L’allocation d’Aide au Retour à l’Emploi est un revenu de remplacement.

Ce dernier est versé sous conditions, et notamment :

  • Être privé.e involontairement de travail
  • Justifier d’une période minimale de travail

 

Je ne rentre pas ici dans les détails, parce que d’une part

ARE : quelles nouveautés au 1er novembre 2019 ?

Dans le cadre de la réforme de l’assurance-chômage, la dégressivité de l’indemnité d’Aide au Retour à l’Emploi a été officialisée par un décret du Ministère du Travail, publié le 28 juillet de cette année, au Journal Officiel.

 

Elle entrera en vigueur le 1er novembre, soit demain !

 

Elle concerne les salariés ayant un revenu mensuel supérieur à 4500€ brut (soit un salaire journalier de référence supérieur à 147,95€)

Concrètement, au-delà de 6 mois de chômage, une dégressivité, qui peut atteindre 30%, s’applique sur l’indemnité perçue.

 

A noter

  • Elle ne concerne que les personnes ayant moins de 57 ans,
  • Le montant de l’allocation ne pourra être inférieur à 84,33€ (soit 2565€ par mois)
  • L’indemnisation maximale reste de 6615€,
  • Pendant une formation (financée par un CPF) la dégressivité est suspendue pour reprendre à l’issue de la formation.

Pour quel objectif ?

L’objectif affiché – et déjà évoqué dans les promesses de campagne – est un objectif de justice sociale.

Le plafond défini fait que cela ne devrait concerner que les 10% des salariés les mieux rémunérés, plus à même de retrouver un emploi rapidement, selon le gouvernement.

Qu’en pense-t-on du côté Cadres ?

Deux principales craintes :

  • La capacité à maintenir son niveau de vie au-delà de 6 mois de chômage,
  • La sur stigmatisation des cadres comme une population de privilégiés.

Enfin, des voix (syndicats, économistes) s’élèvent pour rappeler que les cadres (peu au chômage) cotisent plus qu’ils ne coûtent.

Nous devrions rapidement être fixés !