Le télétravail fait de plus en plus d’émules. Pourquoi un tel engouement ? Et quels sont les travers du télétravail ?

Les nouvelles technologies contribuent largement au succès de cette nouvelle forme de travail, qui repose néanmoins sur un encadrement strict de la loi, même si certains appellent des assouplissements.

 

1/ Pourquoi un tel engouement ?

 

Le télétravail, à ne pas confondre avec le nomadisme, concerne souvent des fonctions support. Il consiste à reproduire chez soi un travail qui peut s’organiser de la même manière qu’au bureau.

Début juin, le gouvernement a publié un baromètre dans lequel 25 % des Français s’expriment en faveur du télétravail.

 

Les avantages exprimés sont réels et bien identifiés.

– améliorer sa vie familiale, notamment en étant davantage présent aux bons moments, quitte à retravailler le soir pour certains ;

– ce qui amène au second atout : retrouver une liberté de gérer son temps ;

– moins en perdre également, notamment dans les transports ;

– la réduction du stress et de la fatigue sont également en bonne place ;

– enfin pour les réticents, le fait de ne plus se voir imposer de travailler en Open Space…

 

2/ Le cadre juridique et les nouvelles technologies favorisent la réussite de cette nouvelle forme de travail.

 

Le cadre tout d’abord.

Le télétravail est encadré par la loi du 23/03/12, qui impose des conditions à l’employeur comme au salarié. Le Code du Travail définit ainsi le télétravail : « forme d’organisation du travail dans laquelle un travail, qui aurait également pu être exécuté dans les locaux de l’employeur, est effectué par un salarié hors de ces locaux, de façon régulière et volontaire, en utilisant les technologies de l’information et de la communication, dans le cadre d’un contrat de travail ou d’un avenant à celui-ci”.

 

La loi elle même fait état de la place des nouvelles technologies dans le développement du télétravail ; les mails, les visio-conférences, les clouds, … sont autant d’outils qui permettent la mise en place pérenne de postes de télétravailleurs.

 

3/ Tout est-il rose pour autant?

 

Quelques inconvénients sont toutefois relevés.

– paradoxalement, le principal travers mis en avant est la hausse du temps de travail ; finalement une bonne partie du temps, autrement passé dans les transports, se convertit en temps de travail…

– deuxième inconvénient, la crainte d’une baisse des relations sociales entre collègues, et le risque d’être oublié par sa hiérarchie, ce qui s’avère en réalité peu le cas, notamment lorsque le télétravail s’effectue sur moins de 3 jours.

 

4/ Des améliorations possibles?

 

Pour les adeptes du télétravail, il existe en effet des axes d’amélioration, et notamment la souplesse dans la gestion du télétravail, autrement dit pouvoir avoir la possibilité de décider, d’une semaine sur l’autre, quels seraient les jours en télétravail,  plutôt que subir une organisation annuelle figée.

Le rôle des Directions des RH et les outils dont elles disposent sont à ce titre centraux.

 

Finalement, le télétravailleurs, un salarié pas comme les autres?

La réponse tend vers le si, un salarié comme les autres, et qui pourrait, si ce n’est devenir la norme, en tous les cas devenir plus systématique. Des avancements sont prévus!

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